Lancement du Laboratoire Mixte International

Lancement du Laboratoire Mixte International « Activités Minières Responsables : Enjeux défis et solutions » (LMI AMIR)
La Faculté des Sciences de Rabat, l’Institut de recherche pour le Développement et l’Institut National d’Aménagement et d’Urbanisme ont signé, en présence de Son Excellence Madame l’Ambassadrice de la République Française au Maroc et de Mr Le Président de l’Université Mohammed V de Rabat, une convention de création d’un Laboratoire Mixte International « Activités Minières Responsables : Enjeux, défis et solutions » LMI-AMIR.
Cette Cérémonie de signature a eu lieu à la Faculté des Sciences de Rabat le 21 Janvier 2021.
Le LMI-AMIR est implanté pour partie dans les locaux de la Faculté des Sciences de Rabat et pour partie dans les locaux de l’Institut National d’Aménagement et d’Urbanisme.
Ce projet de Laboratoire AMIR propose de co-construire un laboratoire interdisciplinaire et transdisciplinaire de référence internationale dans le domaine de l’activité minière responsable. Il associe 4 équipes fondatrices qui sont :
1-L’Equipe Biotechnologie et Physiologie Végétales (BioPV), Centre de Recherche en Biotechnologies Végétale et Microbienne, Biodiversité́ et Environnement, de la Faculté des Sciences de Rabat;
2-Le Centre d’étude et de recherche en aménagement et urbanisme de Institut National d’Aménagement et d’Urbanisme de Rabat;
3-L’UMR IRD 215 PRODIG;
 4-L’UMR IRD 161 CEREGE.
Les équipes associées au Maroc sont : Le Laboratoire “de Chimie des Matériaux et de l’Environnement” de la Faculté de Sciences de Marrakech et l’Equipe “Valorisation des Ressources, Environnement et Développement Durable” de l’Ecole Nationale Supérieure des mines de Rabat, La Faculté de Lettre et de Sciences Humaines d’Ain Chock de Casablanca et l’association ONG TARGA.
La forte croissance continue de la demande mondiale en minerais a doublé depuis les années 90, en partie liée au développement technologique et à celui des infrastructures. La hausse des prix concomitante des matières premières favorise l’accroissement intensif des activités minières en particulier dans les pays méditerranéens et ceux de la ceinture tropicale. Or ces dynamiques d’exploitation s’inscrivent dans des processus économiques mondiaux, et l’extraction des ressources minières primaires comporte de nombreux risques écologiques, économiques et sociaux. Les risques incluent les impacts locaux (écosystèmes, biodiversité́, aquifères, économie de syndrome hollandais, perte d’identité́ culturelle et cohésion sociale, santé des populations, inégalités) et globaux (Gaz à effet de serre – GES. Elles participent également des questionnements fondamentaux qui interrogent la durabilité́ environnementale et sociale de la croissance, la réduction des inégalités et de la pauvreté́, et les reconfigurations de la citoyenneté.
Les entreprises minières sont enjointes de participer directement au bien-être des sociétés notamment par leur rôle social et également en prévenant et réduisant les impacts négatifs liés à leurs activités (ODD, 2015). Le gradient des enjeux, des défis, tout au long des projets miniers qu’il est donc nécessaire de considérer aujourd’hui dans leur cycle de vie, et les solutions pour les résoudre dépendent des contextes géologiques (nature des gisements et des processus d’exploitation et traitement), environnementaux, politiques et culturels.
Toutefois, contribuer à atteindre l’objectif global d’accompagner l’activité́ minière dans une perspective de responsabilité́ croissante, d’améliorer la gouvernance, de réduire les impacts négatifs, et de restaurer les environnements dégradés, demande une implication plus forte et plus interdisciplinaire de la science : l’approche holistique du LMI AMIR contribuera à produire les connaissances nécessaires, et permettra de proposer des solutions concrètes et acceptées par la majorité́ des acteurs.
Tel est l’objectif du LMI AMIR au Maroc, véritable laboratoire historique et grandeur nature. En effet, le Maroc est un pays de très longue tradition minière, comme en témoignent de nombreux sites datant pour certains de l’époque phénicienne, indiquant que l’industrie minière (exploitation et raffinage des métaux) a occupé pendant des siècles, une place importante dans l’activité́ économique et sociale du pays. Depuis son indépendance (1956), le Maroc a développé son potentiel minier, a réalisé des unités avancées en matière de recherche, d’exploitation et d’enrichissement des minerais et a assuré la formation des cadres et techniciens pour son industrie minière dans son coeur de métier (exploration, exploitation et traitements). Les phosphates, en particulier, ont joué un rôle primordial dans ce développement. Aujourd’hui, le secteur minier contribue de manière importante au développement du Maroc, notamment dans des régions souvent reculées et enclavées et directement à la balance commerciale du pays. Le poids de l’activité minière représente actuellement environ 10% du PIB national. Outre les phosphates pour lesquels le Maroc est leader à l’échelle mondiale, le pays continue d’exploiter toute une gamme d’autres minerais avec des niveaux de production importants : plomb, zinc, cuivre, manganèse, barytine, fluorine, cobalt, argent. Par ailleurs, le Maroc compte également aujourd'hui plus de 200 mines orphelines, qui posent de nombreux problèmes de contaminations des écosystèmes et, en conséquence, peuvent impacter la santé des habitants et compromettre les usages potentiels futurs, principalement en termes de patrimoine et d’agriculture. Ce n’est que depuis 2015 que le jeune code minier du Maroc promeut de nouvelles pratiques dans la gestion et l’exploitation des gisements. Désormais, les opérations minières devront être effectuées en conformité avec l’ensemble deslégislations environnementales en vigueur. Cela suppose notamment de les soumettre à une évaluation ex ante quant à leurs incidences sur l’environnement, et comportant l’élaboration de plans d’abandon des mines considérant les impacts de la mine sur le plan environnemental (incluant les volets sociétaux). C’est une priorité clairement énoncée par les autorités marocaines.
La création du LMI permettra l'élaboration -d’analyses et de diagnostics exhaustifs et robustes scientifiquement de la zone critique (milieux de vie des hommes), -de suivis dans le temps des impacts (notion d’observatoire), -de propositions concrètes de réduction des impacts et de restauration des environnements dégradés, dans une vision partagée d’économie circulaire et plus solidaire.

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