Le Soleil est une étoile, c'est un astre qui émet
de la lumière fabriquée en son sein (alors que la
Lune, par exemple, n'apparaît brillante que parce qu'elle
est éclairée par le Soleil). Il s'agit, en fait, d'une
gigantesque sphère de gaz (dont le diamètre est de
1 400 000 km, soit près de 110 fois le diamètre terrestre),
essentiellement de l'hydrogène qui est le gaz le plus léger
existant et qui est le constituant principal de l'Univers avec l'hélium
(90 % des atomes de l'Univers sont de l'hydrogène et 8 %
de l'hélium). Ce gaz est en grande partie électrisé,
un peu comme le gaz dans les tubes fluorescents ou dans les lampes
d'éclairage des villes. Mais, surtout, il est si comprimé
et si chaud au cœur de l'étoile que son aspect physique
n'a plus rien à voir avec ce qu'on entend couramment par
le mot gaz. Ainsi 1 l de gaz au centre du Soleil contient plus de
100 kg de matière. Au centre de l'étoile, la température
atteint des millions de degrés ; là encore, cela échappe
au sens commun tant la valeur est élevée. Mais il
faut surtout retenir que cela permet à des réactions
de fusion nucléaire de se produire en permanence au cœur
du Soleil. Les noyaux d'hydrogène fusionnent alors pour former
des noyaux d'hélium tout en dégageant une énergie
importante. Alors pourquoi le Soleil n'explose-t-il pas : il y a
tout simplement équilibre entre la force exercée vers
l'extérieur par ces explosions et la force exercée
vers l'intérieur par les couches externes pesant sur la partie
centrale du fait de la gravitation. C'est d'ailleurs la force de
gravitation (attraction mutuelle existant entre deux corps dans
l'Univers) qui, au départ, a permis à une masse de
gaz diluée dans l'espace de se ramasser progressivement sur
elle-même et de se tasser jusqu'à former une boule
assez dense et assez chaude pour que des réactions nucléaires
s'allument en son sein et qu'elle devienne une étoile.
 |
L’intérieur du Soleil n’est pas aussi aisément
observable puisque, c’est sa définition, les photons
ne peuvent pas en échapper. Pourtant, deux techniques de
la physique solaire, aptes à apporter des informations expérimentales
sur l’intérieur du Soleil, se sont développées
: d’une part, la sismologie solaire, ou héliosismologie,
d’autre part, la mesure du flux des neutrinos. Indépendamment
de ces observations, les modèles d’intérieur
d’une étoile mettent en jeu son âge, sa masse,
son rayon et sa luminosité; le Soleil est la seule étoile
pour laquelle ces paramètres sont mesurables directement
et avec une grande précision. Sa masse (1,989 x 1030 kg,
soit 333 000 fois celle de la Terre) est obtenue par l’observation
du mouvement des planètes; son rayon (695 990 km) est déduit
des mesures précises de distance par écho radar, et
son rayonnement total (3,86 x 1026 W) est mesuré par satellite,
hors de l’atmosphère terrestre. Son âge (4,5
milliards d’années) est estimé grâce aux
mesures de la radioactivité des roches terrestres et des
météorites.
La série d'images réalisées par les télescopes
nous offre le spectacle de notre Soleil d'ici à 6 milliards
d'années. A l'instar de la plupart des étoiles comparables
à notre source de vie, le Soleil jouit d'une vie longue et
très calme. Pendant des milliards d'années, son cœur
se contente de fabriquer des atomes d'hélium par fusion des
atomes d'hydrogène. L'énergie ainsi libérée
empêche notre étoile de s'effondrer sous l'effet de
sa propre gravité, réchauffe la Terre et permet ainsi
à la vie de bénéficier d'un environnement hospitalier
pour son éclosion et sa perduration.
Les scientifiques pensent que cela continuera ainsi pour plusieurs
autres générations humaines, mais toutes bonnes choses
doivent prendre fin. Tôt ou tard, c'est-à-dire d'ici
5 à 6 milliards d'années, cette évolution tranquille
sera perturbée par l'arrêt de la fusion de l'hydrogène
en hélium. C'est à ce moment-là que débutera
une nouvelle phase de sa vie.
Lorsque la fusion de l'hydrogène d'une étoile s'arrête
(par manque de combustible), des ajustements se produisent pour
compenser la perte de sa source d'énergie, qui modifient
radicalement la structure de l'astre. Le noyau de l'étoile
se contracte alors rapidement et libère une énergie
gravitationnelle qui chauffe les couches externes d'hydrogène
jusqu'à déclencher leur fusion. Celle-ci ne se déroule
plus au sein du noyau, mais dans une enveloppe située autour
de lui. Le nouveau flux d'énergie produit par cette fusion
repousse progressivement vers la périphérie les couches
externes de l'étoile. Durant leur expansion, les gaz se refroidissent
et forment ce que l'on nomme une géante rouge.
 |
Durant quelques centaines de millions d’années, l’expansion
continuera. Le Soleil deviendra si grand qu’il produira plus
de 500 fois plus de lumière qu’il émet aujourd’hui.
Mercure sera engloutie : Mars et la Terre seront desséchées.
La température du noyau s’élèvera à
plus de 85 millions de degrés C.
L’hélium a alors se transformer en
noyaux de carbone, puis en noyaux d’oxygène par les réactions
de fusion.
En quelques heures, ce noyau d’hélium sera tellement
chaud qu’il explosera. Le noyau alors moins dense après
l’explosion se refroidira à nouveau. Suivra alors un
cycle de contraction et de gonflement qui permettra de réaliser
les réactions de fusion. Au bout d’un certain temps.
Il sera accumulé assez de carbone pour empêcher les explosions.
En raison de la fusion continue de l’hélium , le soleil
se dilatera une dernière fois. Son gonflement engloutira Vénus
et la Terre et les couches externes poursuivront leur expansion dans
l’univers.
La moitié de la masse du soleil étant perdu, il ne
restera pratiquement que le noyau riche en hélium poursuivant
ses réactions de fusion.
Le noyau proche de sa fin continuera à rétrécir.
Ayant épuisé son hélium (son combustible en
fait). Notre étoile s’écoulera sous sa gravité
et il ne restera qu’un corps de la taille de notre Terre.
Notre soleil sera devenue une naine blanche : c’est un corps
très dense qui irradiera l’énergie de son effondrement
en se refroidissant. Notre soleil n’émettra plus de
lumière du tout et ses atomes seront tassés aussi
fortement qu’il est physiquement possible.
N’ayant plus d’énergie gravitationnelle ( il
n’y a plus d’effondrement ). Notre étoile se
refroidira et sera invisible dans l’espace. Elle est alors
une naine noir riche en carbone (disque de diamètre de 12.900km).
il ne donnera aucune information sur ses origines.