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Effet du Rayonnement Solaire
sur le Globe Terrestre 
Aziz El Rhalami

Faculté des Sciences de Rabat, e-mail arhalami@hotmail.com

Notre soleil est une étoile parmi des milliers d’autres qui se trouvent dans notre galaxie : Voie Lactée. Cette dernière elle aussi compte parmi des milliers d’autres constituant ensemble notre Univers. Le Soleil « le cœur du Système Solaire », par ces effets gravitationnels de son imposante masse, domine le notre système planétaire dont la Terre fait partie. L’énergie libérée par le soleil fournit soit d’une manière direct ou indirect toute l'énergie nécessaire à la vie sur Terre.
Le Soleil de plus constitue une ressource pour l'étude des phénomènes stellaires; notre étoile est plus favorisée d’être étudiée avec autant de détails. A titre d’exemple; Proxima Centauri, l'étoile la plus proche du Soleil, est située à 4,249 années lumière, soit environ 4.1013 km; pour observer les caractéristiques de sa surface de manière comparable à ce que l'on peut voir couramment à la surface du Soleil, il faudrait utiliser en théorie un télescope de 30 km de diamètre au minimum. L’étude du Soleil a commencé suite à la découverte des taches solaires à l’œil nue par les astronomes chinois dès 200 av. J.-C. En 1611. Galilée profita de la mise au point de la lunette astronomique pour les observer avec plus de précision. Sa découverte marqua le début d'une nouvelle approche dans l'étude du Soleil.

La couronne solaire, ou halo solaire, qui entoure le Soleil, forme l'atmosphère solaire; elle est constituée de gaz dont la température dépasse un million de degrés Celsius. La couleur bleue indique les régions de densité élevée, la couleur jaune, les régions de faible densité


En 1814, une autre étape a été franchie avec l'utilisation du spectroscope par le physicien allemand Joseph von Fraunhofer. Bien que le spectre du Soleil ait été observé dès 1666 par le physicien, mathématicien et astronome anglais sir Isaac Newton, Fraunhofer, avec ses travaux précis et détaillés, posa les fondements des premières tentatives d'explication théorique de l'atmosphère solaire. En fait, une partie des rayonnements de la surface visible du Soleil, la photosphère, est absorbée par des gaz légèrement plus froids, situés juste au-dessus de cette surface.
Cependant, l'absorption n'affecte que certaines longueurs d'onde. En 1859, le physicien allemand Gustav Kirchhoff démontra que l'absence de certaines longueurs d'onde dans le spectre de Fraunhofer était due à l'absorption des rayonnements correspondants par des atomes de matière ordinaire, identiques à ceux que l'on trouve sur Terre. Ainsi, il devenait possible d'obtenir des informations détaillées sur les objets célestes en étudiant la lumière émise par ces objets « la naissance de l'Astrophysique ».

Parmi les instruments dont l'invention influença considérablement la physique solaire, on peut
citer le spectrohéliographe, spectrographe à haute résolution conçu pour l'étude du spectre solaire (mis au point en 1891 par George Hale), le coronographe, lunette astronomique spéciale inventée en 1931 par l'astronome français Bernard Lyot, qui permet d'étudier la couronne solaire en réalisant dans l'instrument une éclipse solaire artificielle, le magnéto graphe, inventé en 1948 par l'astronome américain Harold Babcock et son fils Horace, et qui sert à mesurer l'intensité, la direction et la répartition du champ magnétique à la surface du Soleil. Le développement des fusées et des satellites a ensuite permis aux scientifiques d'observer le rayonnement émis par le Soleil dans des longueurs d'onde absorbées par l'atmosphère terrestre.
Parmi les instruments conçus pour être utilisés dans l'espace, on trouve le télescope à rayon gamma qui par le principe de fonctionnement les astronomes peuvent reconstituer des images des objets source de rayonnement

La couronne est la région la plus externe de l'atmosphère solaire

Avant de parler des effets de rayonnement sur le globe terrestre nous allons tous d’abord donner la structure et la composition du Soleil,


Structure interne du Soleil

 

Le Soleil est constitué d'un noyau, d'une zone de radiation et d'une zone de convection. Le noyau contient des gaz d'une densité 150 fois supérieure à celle de l'eau, et atteint une température de 16 millions de degrés Celsius. Il est entouré d'une zone de radiation, dans laquelle les gaz ont la même densité que l'eau, et où la température s'élève à 2,5 millions de degrés Celsius. La zone de convection est plus froide, avec 2 millions de degrés Celsius.

Provenant des profondeurs, l’énergie total émise par le Soleil est sous forme de rayonnement remarquablement constante. Comme la plupart des autres étoiles, le Soleil est principalement constitué d'hydrogène 71%, d'hélium 27%, et d'autres éléments, plus lourds 2 %. Au centre du Soleil, la température atteint environ 16 millions de degrés Celsius, la densité étant alors égale à 150 fois celle de l'eau. Ces conditions favorisent l'interaction des noyaux des différents atomes d'hydrogène, qui subissent une fusion nucléaire. Le résultat de ce processus, lorsqu'il se répète, est la fusion de quatre noyaux d'hydrogène en un noyau d'hélium, avec émission d'énergie sous forme de rayonnement gamma. Chaque seconde, l'énergie générée par la réaction en chaîne, qui provoque la fusion d'une énorme quantité de noyaux, équivaut à celle libérée par l'explosion de 100 milliards de bombes à hydrogène d'une mégatonne. La combustion nucléaire de l'hydrogène au cœur du noyau solaire se produit jusqu'à une distance d'environ un quart du rayon du Soleil.

Spectre du Soleil
Le rayonnement émis par le Soleil est photographié par un spectrographe puis analysé. Les raies noires sont les raies d'absorption; elles sont dues à l'absorption des rayonnements par les éléments présents dans l'atmosphère du Soleil. L'étude de ces raies permet aux scientifiques d'identifier les éléments constitutifs du Soleil. Par exemple, les raies dans le jaune indiquent la présence de sodium. L'énergie libérée par la réaction nucléaire s'évacue en rayonnant jusqu'à la surface du Soleil. Cependant, à proximité de la surface, dans la zone de convection, dont la profondeur est de l'ordre d'un tiers du rayon solaire, l'énergie est transmise par l'intermédiaire de fortes turbulences gazeuses. La zone de convection est limitée par la photosphère (épaisse d'environ 200 km seulement, et ainsi appelée parce que c'est d'elle que provient la quasi-totalité du rayonnement visible) : on peut, en observant directement la photosphère et la portion d'atmosphère située au-dessus d'elle, se rendre compte de la turbulence qui caractérise la zone de convection.

La photosphère a une apparence irrégulière et tachetée : c'est la granulation solaire, provoquée par la turbulence de la partie supérieure de la zone de convection, située juste en dessous de la photosphère. Chaque granule a une largeur d'environ 2 000 km. Bien que la granulation soit permanente, certaines granules ont une durée de vie limitée à 10 min. Il existe également des formations de convection de plus grande envergure, causées par la turbulence dans les profondeurs de la zone de convection : ce sont les super granules, dont la largeur est de 30 000 km en moyenne, leur durée de vie pouvant atteindre quelques dizaines d'heures.

Taches solaires

En 1908, George Hale découvrit que les taches solaires sont le siège de champs magnétiques intenses. Dans une tache solaire, l'intensité du champ magnétique atteint en général la valeur considérable de 0,25 T. En guise de comparaison, l'intensité du champ magnétique terrestre est inférieure à 0,0001 T. Les taches solaires ont tendance à former des paires dont les champs magnétiques ont des directions opposées. La périodicité du nombre des taches solaires est connue au moins depuis le début du XVIIIe siècle. Au cours du cycle solaire, dont la durée est de onze ans, le nombre de taches solaire augmente, puis diminue. Cependant, le schéma magnétique associé au cycle solaire est beaucoup plus complexe, et il n'a été mis en évidence qu'après la découverte du champ magnétique solaire.

Au début du cycle de onze ans, l'orientation du champ magnétique de la tache solaire dans chaque hémisphère s'inverse. Par conséquent, le cycle complet de l'activité solaire, incluant la polarité du champ magnétique, dure approximativement vingt-deux ans. Les taches ont tendance à être situées aux mêmes latitudes dans les deux hémisphères. Cette latitude varie pendant le cycle, d'environ 45° à environ 5°. Chaque tache solaire a une existence limitée à quelques mois. Le cycle de vingt-deux ans est ainsi le reflet de processus profonds et durables. Même s'ils ne sont pas compris dans leur totalité, les phénomènes liés au cycle solaire semblent être le résultat des interactions entre le champ magnétique et la zone de convection. Ces interactions sont en outre affectées par la rotation du Soleil, qui n'est pas identique sous toutes les latitudes : le Soleil effectue une rotation tous les 27 jours dans la région de l'équateur, contre 31 jours près des pôles.

Champ magnétique

Le champ magnétique solaire est essentiellement localisé en dehors des taches. L'omniprésence du champ magnétique solaire ajoute à la complexité, à la diversité et à la beauté de l'atmosphère extérieure du Soleil. Par exemple, la forte turbulence de la zone de convection concentre une part importante du champ magnétique vers le dessus de la photosphère. Le rayonnement issu de la couche immédiatement supérieure à la photosphère, appelée chromosphère (environ 10 000 km d'épaisseur), illustre bien ce processus. Visible pendant les éclipses totales de Soleil, où elle apparaît comme une fine et magnifique couche de couleur rose vif entourant le disque solaire éclipsé par la Lune, la chromosphère est le siège d'importants jets de matière, les spicules, qui sont projetés à des altitudes comprises entre 6 000 et 10 000 km en quelques minutes.

Les régions proches des taches solaires sont appelées régions actives, et les zones qui les entourent, où l'émission de la chromosphère est uniformément répartie, sont dénommées « plages ». Les régions actives sont le siège d'éruptions solaires, violentes explosions provoquées par la libération très rapide d'énergie stockée sous forme magnétique (le mécanisme exact demeure néanmoins inconnu). Les éruptions solaires s'accompagnent entre autres de modifications du champ magnétique, et surtout de la libération de particules très énergétiques, qui, en atteignant la Terre, peuvent perturber les liaisons radio et provoquer des aurores polaires.

La couronne

La couronne est la région la plus externe de l'atmosphère solaire. Elle s'étend sur une distance de plusieurs rayons solaires, comme on peut le voir à l'occasion d'une éclipse totale de Soleil, ou plus simplement grâce à un coronographe. Elle est constituée de grands jets de gaz chauds, formant une structure radiale suivant la localisation des régions actives. C'est un milieu en perpétuelle évolution, qui répercute les variations du champ magnétique de la photosphère. La densité de la couronne solaire La couronne solaire, ou halo solaire, qui entoure le Soleil, forme l'atmosphère solaire ; elle est constituée de gaz dont la température dépasse un million de degrés Celsius. La couleur bleue indique les régions de densité élevée, la couleur jaune, les régions de faible densité.

Dans les années 1940, on a découvert que la couronne est beaucoup plus chaude que la photosphère. La photosphère, d'où provient la lumière visible du Soleil, a une température proche de 6 000 K. La chromosphère, qui s'étend sur des milliers de kilomètres au-delà de la photosphère, a une température de près de 30 000 K. Mais la couronne, située juste au-dessus de la chromosphère et qui s'étend beaucoup plus loin dans l'espace, a une température de plus de 1000000 K. Pour maintenir ce niveau de température, une injection directe d'énergie dans la couronne est nécessaire.
Découvertes lors des éclipses totales, les protubérances solaires sont des poches de plasma dense et froid qui apparaissent comme des extensions de la chromosphère dans la couronne chaude et diluée. Il existe trois principaux types de protubérances qui se distinguent par leurs formes et leurs durées de vie : les protubérances quiescentes, actives et éruptives.
L'une des questions classiques en astrophysique est de découvrir le mécanisme qui assure la transmission de cette énergie vers la couronne. Or la réponse n'est pas trouvée, même si de nombreuses hypothèses ont été avancées. Les observations effectuées depuis l'espace ont indiqué que la couronne était composée de boucles magnétiques, mais la façon dont ces boucles sont portées à très haute température demeure inconnue.

Au cours d'une éclipse totale, on peut également observer des protubérances solaires. Il s'agit de structures fines, en forme d'arche, apparaissant à la surface de la chromosphère et y formant des filaments sombres. Elles se produisent au voisinage des taches et des régions actives, et peuvent s'étendre jusqu'à 200 000 km d'altitude. Leur durée de vie maximale correspond environ à dix rotations solaires (soit 300 jours), mais dans le cas de protubérances dites éruptives (elles provoquent l'éjection de matière solaire dans l'espace), elle n'est que de quelques minutes ou de quelques heures.

Vent solaire

Sur une distance de un à deux rayons de soleil en partant de sa surface, le champ magnétique est suffisamment fort pour piéger les matières chaudes et gazeuses de la couronne formées en larges boucles. Plus loin du Soleil, le champ magnétique devient plus faible, et les gaz de la couronne peuvent littéralement pousser le champ magnétique vers l'espace. Lorsque c'est le cas, la matière s'écoule le long des lignes du champ magnétique, voyageant dans l'espace sur de longues distances. On appelle vent solaire cet écoulement permanent de matière (en fait, un flux de particules chargées, principalement constitué de protons et d'électrons). Le vent solaire vient généralement de régions appelées trous coronaux. Il provoque des perturbations du champ magnétique terrestre.

ÉVOLUTION

L'histoire passée et future du Soleil est bâtie sur des modèles théoriques de la structure stellaire. Pendant les cinquante premiers millions d'années de son existence, le Soleil s'est contracté jusqu'à atteindre approximativement sa taille actuelle. L'énergie gravitationnelle libérée par ce mouvement d'effondrement sur lui-même a chauffé l'intérieur de l'astre et, lorsque le noyau s'est révélé suffisamment chaud, la contraction a cessé pour laisser place à la fusion nucléaire d'hydrogène en hélium, qui se déroule au cœur du Soleil.
Le Soleil est aujourd'hui vieux d'environ 4,6 milliards d'années. Il recèle assez d'hydrogène dans son noyau pour que la réaction nucléaire dure encore 4,6 milliards d'années. Lorsque le Soleil aura épuisé ses réserves d'hydrogène, il changera de structure. Sa surface externe s'étendra au-delà de l'orbite actuelle de la Terre ou davantage : il se transformera en une géante rouge, légèrement plus froide en surface qu'actuellement, mais 10 000 fois plus brillante en raison de sa taille gigantesque. Le Soleil demeurera une géante rouge, brûlant l'hélium dans son noyau, pendant un demi-milliard d'années seulement : sa masse n'est pas suffisante pour qu'il puisse traverser les cycles successifs d'une combustion nucléaire ou d'une explosion cataclysmique, comme cela se produit pour certaines étoiles. Après le stade de géante rouge, le noyau résiduel du Soleil s'effondrera pour former une naine blanche, petite étoile de la taille de la Terre environ : il se refroidira alors lentement pendant plusieurs milliards d'années.


References

La plupart des informations citées dans cet article sont prises de l’encyclopédie Encarta 2002

 

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